Ildephonse Jubilé 25 ans de prêtrise 29 octobre

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Un rendez-vous manqué

Voici le texte lu à la fin de la célébration de ce 14 octobre.

Un blanc dans mon agenda,
Un rendez-vous manqué,
Oublié peut-être…
Et voilà que monte en moi un vent d’impatience.
Que de temps perdu !
Mais enfin à quoi pensent-ils
Ceux qui mobilisent nos agendas ?
Comme si nous n’avions qu’à attendre.
Attendre…

Où en es-tu, Seigneur,
De ton attente à Toi ?
Dans ton carnet de rendez-vous, que de blancs.
Que de rendez-vous manqués.
Que de fois ne t’ai-je pas attendu,
Moi aussi…

Tandis que Toi, tu laisses toujours une page vierge,
Vierge de ta présence.
Si tu m’apprenais, Seigneur, avec l’humilité,
Un autre regard…
Ainsi, je pourrais mesurer mon impatience,
A la mesure de tes largesses.

 

Robert Riber.

Comment refuserai-je ton invitation ?

Voici le texte lu à la fin de la célébration de ce 7 octobre.

Comment refuserai-je ton invitation, mon Dieu ?
Tu m’as trouvé au carrefour du tout-venant
tu ne cherchais ni un saint, ni même un homme juste
tu ne cherchais ni un bras droit, ni un intendant
Tu souriais aux estropiés, aux filles de petite vertu
tu te moquais de nos parures et de nos casiers judiciaires
tu laissais hier à hier et tu invitais au présent
Peu t’importait d’où nous venions
Comment refuserai-je ton invitation ?
Aucune tenue correcte n’est exisgée
tu cherches simplement avec avidité
celui qui connaît la valeur et le goût de la joie.

Marion Muller-Collard, in Eclats d’Evangile

Déplacer une étoile

Voici le texte lu à la fin de la célébration de ce 23 septembre

Chaque geste que tu fais peut t’ouvrir ou te fermer une porte.
Chaque mot que bredouille un inconnu peut être un message à toi adressé.
A chaque instant, la porte peut s’ouvrir sur ton destin et, par les yeux de n’importe quel mendiant, il peut se faire que le ciel te regarde.
L’instant où tu t’es détourné, lassé, aurait pu être celui de ton salut.
Tu ne sais jamais.

Chaque geste peut déplacer une étoile.

 

Christiane Singer

Laisse-toi aller au pardon

Voici le texte lu à la fin de la célébration de ce 16 septembre.

Va, mon frère, pardonne.
Laisse ta rancune aux petits, ainsi que la vengeance.
Les morsures, les coups de dents,
les coups de langue ne siéent pas aux fils de Lumière…
Va, mon frère, pardonne.
Prends de la hauteur, c’est ça le pardon.
Prendre de la hauteur, c’est vivre avec les grands :
les grands de cœur, les grands de l’âme,
les grands de l’esprits et du courage.
Laisse-toi aller au pardon,
laisse sourdre en toi la source vive.
Qu’elle coule, qu’elle lave,
qu’elle purifie ton cœur et ton esprit.
Alors, tu seras en paix.
Alors, ton poing fermé s’attendrira
et tu verras s’ouvrir ta main
pour la rencontre, pour le pardon.
Une main capable de porter le fardeau de l’autre,
une main fraternelle, une main d’homme qui se tend
et qui ressemble à la main de Dieu.

Robert Riber.